Skwak
Né en 1977, à Béthune. Vit et travaille à Lille.
Après des études supérieures en Art et
Communication et un passage en agence, il créé son propre univers graphique, le "Maniac World " peuplé
de ces “Maniacs”, personnages d’abord
drôles puis inquiétants qui ne cessent de sourire et leur rictus monstrueux
apparaît comme particulièrement ambigu puisque l’on ne sait s’ils tentent de
nous séduire ou s’ils nous amadouent pour mieux nous croquer. Si ce monde
parallèle, foisonnant et coloré amuse et enjôle (dans un premier temps), il se
révèle écrasant et suffocant lorsqu’on le pénètre plus profondément.
En fait, c’est une planète contaminée, dénaturée
qui nous est donnée à voir, peuplée par les "Maniacs", des humains dégénérés, comme touchés par une
contamination mystérieuse les rendant toujours plus mauvais, calculateurs,
malsains et cruels. Evoluant dans les compositions de Skwak qui, à l’image de ce macrocosme, peuvent sembler chaotiques
dans cette profusion d’éléments et de couleurs, ils tissent une société sans
foi ni loi en proie à la surconsommation, à l’exorbitance, à la surabondance. A
la fois merveilleux et étouffant, le "Maniac
World" est le pur produit de ces habitants, sur pollué par les
agressions et dégradations en tous genres avec comme objectif "toujours plus" : Toujours plus
d’argent, de sexe, de pouvoir. Mais il paraît aussi enchanteur car les Maniacs le chérissent et l’entretiennent
dans sa déchéance, et il représente pour eux un véritable paradis. C’est
pourquoi les toiles de Skwak sont si
vives et attirantes, aussi agréables qu’un Toys’R us envahit par les Gremlins.
Décadents et démesurés, les Maniacs travaillent à leur anéantissement, en cultivant agonie,
avilissement, pratiquant chirurgie esthétique à outrance pour être toujours
plus monstrueusement beaux, corruption pour être toujours plus riche et
puissant, toujours plus de tout.
Skwak conte l’histoire de
cette communauté au travers de ses toiles rappelant les peintures aborigènes
dans leur éclat, leur intensité visuelle, dans la trame qui se dessine avec
cette multitude d’éléments et personnages formant comme un motif et puise
également ses repères chez des artistes tels que Combas ou Haring.
PRESSE
2010
Métro, mars 2010
2009
DPI Magazine, 2009
IDN Magazine, 2009
I/O Magazine, 2009
2008
VSD, 13 au 19 février 2008
Muteen, février 2008
2007
Roger,
(Virgin magazine), mai 2007
Computer
arts, février 2007
Beautiful
Decay, Issue J., 2007
2005
Etapes, décembre 2005
Computers Arts, 2005
Playtimes (Issue 5, 6, 7, 8, 9, 10), 2005
Vierkant, Issue 3, 2005
Rant
Magazine, 2005
Lace
Sneaker Mag, 2005
Unique, octobre-novembre 2005
Fused, 2005
Voxer, Issue 4, 2005
Shift, 2005
VO Mag, 2005
Bang your Head, 2005
Last Mag, 2005
Computer Arts, (
UK), 2005
WEB INTERVIEWS
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