Markus Butkereit veut garder
de son expérience de la rue, une naïveté d’enfant. Il s’efforce de fabriquer
son écriture en imaginant ce qu’elle nomme plutôt que copier une calligraphie
imposée. Il entre en atelier sans perdre cette énergie, cette rapidité
d’exécution dans un environnement dangereux et souvent sale, acquise avec ses
tags. Il peut ainsi inventer une nouvelle graphie.
Ce langage pictural ne désigne pas les choses, elle les symbolise
ou les laisse surgir tel ce minotaure qui ne semble pas peint mais écrit. Sur
ses toiles, Markus Butkereit laisse monter du
fond de l’âme des fureurs qui surgissent sous une calligraphie impuissante à
les exprimer.