NATION OF ANGELA. CHAPTER 06. THE BATTLE FOR NOA.
Une exposition de SOPHIE TOULOUSE
5 décembre 2006 - 16 janvier 2007
Vernissage le samedi 2 décembre 2006 - 17:00 - 21:00
Exposition du 5 décembre 2006 au 16 janvier 2007
Mardi - Samedi - 11:00 - 19:00
Nation of
Angela (NOA) est une île
jalousement préservée, une arche qui survit en plein déluge, un Paradis
retrouvé.
Situation géographique : incertaine. Température : idéale. Densité
: rêvée.
Superficie : extensible à l’infini. NOA est une surface élastique
comme un écran à cristaux liquides.
Sa langue officielle est l’e-poetry, soit
un langage aussi hybride que farfelu né des systèmes de traduction sur
Internet.
Du babylonien Informatique dont chacun des citoyens, qu’il soit
chanteur pop ou simple soldat, se délecte.
La devise de NOA -" Fuyons groupés "- préconise
l’escapade et l’onirisme comme remède à tous les maux. " Respect the past,
Grasp the future " en est le slogan.
Au cœur d’une nébuleuse esthétique, NOA est une utopie où se
mêlent un parfum Dada, une bonne dose de Surréalisme, un soupçon de
Minimalisme, des pulsions rock et un esprit Pop électronique. La liste est
ouverte car NOA ne se refuse
aucun plaisir et tous les media sont bons pour l’exprimer : wall drawings,
vidéo, sculptures, objets… et autres fantasmagories sensuelles.
Peuplé d’animaux fabuleux, de créatures hybrides et d’êtres
fantastiques, NOA est surtout une utopie créée de toute pièce par l’artiste.
Invitée par ADDICT Galerie à présenter sa première exposition
personnelle à Paris, Sophie
Toulouse nous laisse visiter un chapitre de
l’Histoire de NOA.
On est infiltré au cœur d’une Guerre intestine dont les batailles
ont été retracées point par point au chapitre 6 de la Bible de NOA : l’un de
ces éminents récits a été rapporté par l’écrivain et musicien Scott Mac Cloud.
Elle oppose les honnêtes citoyens de NOA à l’invincible et massive
Armée de "FAT ELVIS". Une Armée anorexique contre des êtres
boulimiques ? Ce sont les deux facettes d’un même corps social, tout aussi
tourmenté, et sans doute confronté, avec la même dureté, au même régime
étatique.
Aussi génial et talentueux que boulimique et torturé, le chanteur
Elvis est le modèle et le symbole de cette cohorte que représente l’Armée de
" Fat Elvis ". Dès l’entrée, sur plusieurs moniteurs vidéo, l’Armée
de " Fat Elvis " déploie ses forces et exhibe les meilleurs éléments
de son bataillon. En position offensive, chaussés de gants de boxe et affublé
de leur inquiétante mise en forme capillaire -la "banane"- une série de personnages à l’effigie du
chanteur Elvis, font des démonstrations de force et dansent sans fin.
Au mur de la galerie, une fresque reprend,
noir sur blanc, les principaux moments de ces batailles. En surface, comme en
version souterraine, la lutte est visiblement aussi vive qu’acharnée. Les
soldats des différentes armées se livrent au corps à corps ainsi qu’aux
tentations les plus charnelles.
Dans un élan pop-Wagnerien, ces scènes torrides sont mises en
musique par le musicien Philippe Des Haies. Une impression de fin du monde se
dégage de cette composition à laquelle s’ajoute un Odorama, mais aussi des
dessins, des sculptures ainsi qu’un cabinet de curiosités.
Pour le visiteur, c’est l’occasion de revivre de tous ses sens et
de l’intérieur un des chapitres qui marqua à jamais l’Histoire de NOA.