L'ART URBAIN... 2
Avec AIKO, ALEX, Boris Hoppek, John “CRASH” Matos, DOZE GREEN, Daniel Tagno, Mambo, Mist, Smash137, TOXIC.
Exposition du 4 décembre au 18 janvier 2011
Le
succès rencontré par la première exposition consacrée à l’art urbain …du mur a
l’atelier, avec des artistes tels Gérard
Zlotykamien, Lady Pink, John Fekner et Don Leicht, Jean Faucheur… a
encouragé Addict Galerie à
poursuivre son panorama dédié à un mouvement de l’art contemporain.
Si
notre première proposition mettait en valeur le passage en atelier d’artistes
qui proposaient une variété de techniques usant des matériaux les plus divers,
il s’agit cette fois de laisser découvrir des peintres encore fortement ancrés
dans le paysage urbain et pratiquant aussi le travail sur toile. Cette approche
cherche à souligner la réussite éclatante de cet art.
Dans ce deuxième volet, l’influence du graffiti est plus forte comme le
montrent les talents toujours aussi variés, qui partageront les murs de cette
exposition.
Le pionnier, John Matos dit CRASH,
recouvre les métros new yorkais dès l’âge de 13 ans. Dès la fin des années
1970, il transpose son travail sur toile. CRASH n’a cessé de perfectionner son lettrage et a
concouru à la progression du graffiti en lui permettant d’établir un lien entre
"la vie de la rue et la société conventionnelle".
Caribéen,
comme Jean Michel Basquiat, son “frère d’art”, TOXIC laisse exploser la couleur pour manifester sa prodigieuse énergie de guerrier, sa férocité de
survivant d’une génération perdue qui a appris à peindre dans les entrailles
dangereuses du métro de New York.
DOZE GREEN l'un des précurseurs de
la culture Hip-Hop qui nous offre une peinture où foisonnent les images d’un
polythéisme flamboyant : hommes et animaux à figure de totems, gardiens de la
vérité, guerriers alertant sur les dangers du monde.
Lady AIKO trouve son inspiration
dans la rue et dans la culture Kawaii pour dresser des portraits de femmes dont le romantisme de chrysalide masque à peine une sexualité dévorante et la candeur apparente semble menacée par le
chaos environnant.
ALEX compose au spray sur
toile des œuvres hyperréalistes qui relèvent de l’exactitude photographique. Il
met en lumière des visages troublants d’enfants laissés pour compte du soit
disant progrès.
Boris Hoppek Artiste polymorphe,
dénonce l’hypocrisie, la violence, le
racisme, la prostitution ou la pornographie. Il se fait mondialement connaître
grâce à ses baby dolls qui vont devenir les personnages animés d’une célèbre
publicité vantant une marque de voiture.
Daniel Tagno projette, en un seul
trait, lettres et mots qui peu à peu se
déforment pour devenir prétexte à
simples images.
Mambo
s’inspire de l’image du cerveau, pour élaborer des cases mentales, débordant de
visions et d’émotions.
Pour lui, l’essentiel est de peindre des œuvres où chacun peut se projeter pour en faire jaillir sa propre histoire.
Egalement
sculpteur, MIST fasciné par le
lettrage « wildstyle», développe sa propre écriture aux couleurs acidulées qui puise son énergie dans les codes graphiques du graffiti.
Smash137 feuillette comme une BD,
d’un œil étonné mais sans tristesse, un monde représenté par un entrelacs de
lettres, d’éclats de mots et d’assemblages décalés.
Ce
panorama en deux temps ne prétend pas épuiser la présentation d’un art par
essence foisonnant et en perpétuel
renouvellement. Il se voudrait un pur instantané, une simple mise au point
révélant les lignes de force d’une expression picturale qui ne cesse de nous
étonner. Il n’a d’autre but que
d’attirer le regard sur un mouvement
artistique à la légitimité désormais indiscutée.
Puisse
média, institutions, collectionneurs, simple visiteurs s’en convaincre.
Laetitia Hecht et René
Bonnell